Zohra(Kfane Oussane dhil 3mriw)

# Posté le lundi 14 juillet 2008 19:33

Modifié le vendredi 06 février 2009 09:05

Zohra

# Posté le mercredi 16 juillet 2008 08:35

Modifié le vendredi 06 février 2009 08:54

Zohra

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# Posté le mercredi 16 juillet 2008 08:42

Modifié le vendredi 03 octobre 2008 03:01

zohra kfan wussan

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# Posté le mercredi 16 juillet 2008 09:03

Hommage / Il y a 13 ans nous quittait Zohra

Hommage / Il y a 13 ans nous quittait Zohra
Cela fait treize ans, jour pour jour, que nous quittait la figure emblématique de la chanson kabyle sentimentale, Zohra. A cette occasion, l'association culturelle Asurif, en collaboration avec la Maison de la Culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, lui a rendu un vibrant hommage du 19 au 22 janvier 2008. Outre les manifestations culturelles ayant drainé un public nombreux, une gerbe de fleurs a été sur la tombe de Zohra, dans un moment de mémoire et de recueillement.

C'est en janvier 1995, après avoir donné un concert, que Zohra mourut tragiquement à l'âge de 32 ans dans un accident de voiture sur la route de Paris-Marseille. A bord du véhicule, elle était en compagnie d'amis proches, tel que le célèbre musicien Allaoua Le Blond. Ce dernier raconte : en raison de la météo qui ne cessait de se gâter, nous n'avions pas l'intention de rentrer ce soir-là. Mais, Zohra insistait pour qu'on aille sur Marseille. Nous lui avons déconseillé de voyager dans de telles conditions météorologiques mais elle ne voulait rien attendre. Nous avons fini par accepter de l'accompagner. En cours de route, elle n'a pas arrêté de nous parler d'artistes décédés à l'image de Ahcène Mezzani, comme si elle avait un pressentiment qu'elle allait les rejoindre dans très peu de temps. Nous roulions difficilement en raison du brouillard et du verglas. Tout à coup, au petit matin, alors que nous avons fait un bon bout de chemin, la voiture glissa et le conducteur perdit son contrôle. Tout se produisit en quelques secondes. Sans nous rendre compte de ce qui s'est produit, le véhicule à bord duquel nous étions se retrouva sur le bas côté de la route. Zohra inerte, ne respirait plus et elle ne répondait pas à nos appels, ce fut tragique, on n'en revenait pas !
La vie de la fille d'Aguemoune ressemblait à toutes celles des filles villageoises de Kabylie de l'époque. Elle apprit tôt les tâches ménagères, la récolte des figues et des olives, le jardinage, le travail de la laine, etc. Elle aimait aussi la lecture bien qu'elle n'ait jamais fréquenté l'école et elle adorait la musique. Comme toute femme kabyle qui se respecte, son lieu de prédilection était la fontaine du village où elle se retrouvait avec les filles de son âge pour discuter de tout et de rien. On dit qu'elle préférait écouter les autres plus qu'elle ne parlait.
Néanmoins, cette ambiance bon enfant propre aux Montagnes de Kabylie s'écroula vite pour elle quand, en 1980, à l'âge de 18 ans, elle se maria, eut une fillette et divorça très tôt. Elle se remaria quelque temps plus tard, elle eut une autre fillette et divorça une deuxième fois. Ce fut comme un choc chez cette femme à la sensibilité à fleur de peau. En 1982, elle sortit son premier album qui rencontra un retentissant succès. Femmes et hommes, tout le monde se retrouva dans ses belles chansons qui firent d'elle une porte-parole de la femme algérienne en général et kabyle en particulier. Elle sut mêler délicatement mélancolie, tendresse et révolte de femme contre l'ordre établi, tout en prenant soin d'insuffler l'espoir dans le c½ur de ses auditrices. Tout était fidèle à l'image de l'individualité de cette talentueuse artiste autodidacte.
Aujourd'hui encore, Zohra –que Dieu l'accueille dans son vaste paradis- continue d'exercer une influence remarquable sur la chanson kabyle féminine. Bien des jeunes chanteuses rêvent de marcher dans son sillage. En seulement 15 ans de carrière, elle nous a légué un florilège de 36 chansons qui en disent long sur sa vie tumultueuse. Elle écrivait et interprétait ses chansons en y mettant tout son c½ur, c'est pourquoi elles touchent les c½urs de ceux même qui ne comprennent pas la langue dans laquelle elle chante. Qui n'a pas savouré la beauté des textes, entre autres, de « A lwerd yefsan », « Ayen ayen », et toute la chaleur que dégage sa magnifique voix ? C'est le plus beau cadeau qu'elle a décidé de nous offrir avant de s'éclipser à jamais.
Repose en paix, Zohra, tu es plus que jamais présente dans nos c½urs.
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# Posté le mercredi 16 juillet 2008 15:51

Modifié le jeudi 18 juin 2009 09:52

NOUARA - ak'ouassigh ami aezizen

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# Posté le mercredi 16 juillet 2008 16:28

NOUARA LA DIVA KABYLE

NOUARA LA DIVA KABYLE
La chanson kabyle - Nouara
Nouara, la diva de la chanson kabyle : C'est Matoub Lounès qui l'a nommée ainsi. Matoub a réalisé avec Nouara l'un de ses meilleurs albums ''Hymne à Boudiaf'', le président algérien assassiné en 1992.

Il fallait assister aux séances d'enregistrement de cet album au studio de Saâd Kezzim à Ouled Fayet, (banlieue) d'Alger, pour voir cette formidable harmonie entre Matoub et Nouara. Le professionnalisme, la perfection même, le combat pour une Algérie algérienne et Tamazight animaient les deux artistes. Nouara a chanté la femme, l'amour, la cause amazighe, les droits de la personne, Tamurt avec ses tripes et sans concession. Mais avant d'arriver à cette carrière artistique extraordi--naire, extraordinaire, Nouara a commencé toute petite à la radio algérienne d'expression kabyle dans les année soixante. Originaire de Kabylie où elle est née le 15 Août 1945 ( Azazga), Nouara, de son vrai nom Hamizi Zahia, et sa famille se sont installées à la Casbah à Alger. Enfant, Nouara voulait d'abord devenir infirmière mais le destin en a décidé autrement.


Et tant mieux pour la chanson algérienne d'expression kabyle ! C'est en 1963 que l'histoire de Nouara avec le monde artistique avait commencé. D'abord dans l'émission enfantine de Abedelmadjid Bali où elle chantait des chansonnettes comme Afus a Lênber. Ensuite dans une autre émission Music Hall de Radio de Taleb Rabah où elle fredonnait les chants de Bali en plus du courrier des lecteurs qu'elle lisait à l'antenne. Arriva enfin la consécration artistique grâce à sa voix.

Sa superbe voix, qui la distingue des autres, n'a pas tardé à susciter l'intérêt chez les connaisseurs. Et c'est comme ça que Chérif Kheddam l'a remarquée. Il sollicita alors ses talents sans hésiter. Sans calculs et sans stratégie, Nouara se retrouve enfin dans les bras de l'univers artistique, le meilleur. Sa voix, les musiques et les textes de Chérif Kheddam ont fait d'elle l'ambassadrice de la chanson kabyle. Sa voix mélodieuse a su accrocher l'auditoire kabyle et par la même occasion séduire le monde artistique. En effet, vers la fin des années soixante, Nouara a été convoitée par des artistes de renom en l'occurrence Médjahed Hamid, Ben Mohammed, Hassene Abassi, Lhacène Ziani, idir.

Parallèlement à ses talents de chanteuse, Nouara a le don de comédienne. Recrutée en 1969 à la radio algérienne d'expression amazighe, elle a interprété plusieurs rôles dans les pièces de théâtre radiophonique de la chaîne II. Et c'est dans cette même radio qu'elle animait durant les années soixante-dix, Nouara l'émission féminine ''urar Lxalat'' (Place aux femmes).

Nouara aime chanter. Elle fredonne tout le temps les mélodies qui l'habitent comme les chants de Madjid Bali. Notre Diva est aussi exigeante envers elle-même d'abord. Pour elle, un vrai chanteur doit maîtriser Acewwiq. Puisque, selon elle toujours, ce Acewwiq nous distingue des autres. Nouara voue une admiration religieuse aux oeuvres de Chérif Kheddam :« C'est un grand artiste.Qand je chante ses musiques, je fais tout pour qu'elles soient à la hauteur de son génie professionnel ». D'ailleurs, ses duos avec Da Chriff étaient sublimes, notamment ''nemfaraq ur nxemmem'' (On s'est quitté sans réfléchir), ''ula d nek yuâr ad ttugh'' ( Ce n'est pas évident pour moi de t'oublier). Nouara a chanté aussi avec Farid Ferragui et Matoub Lounès dans les années quatre vingt-dix. Ses chansons préférées ? Difficile de répondre à ce type de questions pour un artiste. Mais, Nouara avoue qu'elle aime chanter et rechanter '' win i tûzadh yejja k iruh'', ''lewjab ik m id yehder yidh'' et surtout Acewwiq ''a tin yuran deg ixef iw '' avec chérif Kheddam.

Nouara, Même si elle a chanté avec beaucoup d'hommes-artistes kabyles, reste qu'elle a été influencée à ses débuts par une autre grande dame de la chanson kabyle des années cinquante et soixante : Ourida : « La voix de Ourida était très belle. J'ai essayé pendant longtemps de l'imiter ».

De tout ce travail et de tous ces sacrifices est née une relation très forte entre Nouara et son public. C'est depuis 1967 qu'elle animait des galas à Alger, en Kabylie, à Oran et un peu partout en Algérie avec Chérif Kheddam. Son dernier gala remonte à 1996 à Tizi-Ouzou où des milliers de spectateurs se bousculaient pour la voir, l'entendre et surtout l'apprécier. D'ailleurs un autre spectacle a été programmé à la demande du public. Accompagnée par Medjahed Hamid, Nouara n'a pas pu contenir ses larmes et ses émotions tellement l'engouement des gens était fort.

Les évènements qui ont secoué l'Algérie ont chamboulé tout le monde y compris notre douce chanteuse. Nouara, selon ses proches, est beaucoup affectée par l'assassinat de Matoub Lounès. Elle leur disait qu'elle ne pouvait pas aller se recueillir sur sa tombe ou présenter des condoléances à sa famille. Pour elle, Matoub est toujours vivant : « Quand le téléphone sonne, dit-elle, je souhaite que ce soit Lounès qui m'appelle » ! Comme Lounès Matoub, Nouara est très attachée à sa Kabylie natale. Après sa retraite méritée, elle compte aller vivre définitivement à Fréha, en Kabylie.

Loin des tracasseries administratives, la chanson n'a pas de retraite. Nouara continuera à chanter jusqu'à la fin de ses jours :« J'aime chanter comme un oiseau. Je fredonne toujours quelque chose même à la maison » ! Un projet lui tient à cour : réaliser un album icewwiqen. Nouara adore acewwiq. En 1996, à Tizi Ouzou, quand elle a commencé à chanter un Acewwiq, les spectateurs l'avaient applaudi pendant plus de 15 min. Tout le monde était debout. C'était émouvant. Ce qui l'a profondément touchée. Même Medjahed Hamid a arrêté de jouer sa musique. Les spectateurs voulaient apprécier, savourer juste la voix de Nouara.

Devant un tel succès et tant de gratitude, un journaliste de la chaîne II lui avait dit ironiquement :« Dommage que tu ne sois pas Ouerda ou Salwa. Le pouvoir t'aurait réhaussée ! Et Nouara de répliquer : « Je suis contente de moi, je suis berbère et je n'ai pas besoin que le pouvoir algérien me rehausse, d'ailleurs il n'est pas crédible ». Nouara a toujours refusé les invitations du pouvoir pour chanter le 5 Juillet ou 1er Novembre.

Matoub l'a baptisée La Diva de la chanson Kabyle. Il a raison. Elle est même la voix d'or de la chanson nord-africaine. Dans l'un de ses albums, Lounès a chanté un Acewwiq de Nouara pour lui rendre Hommage. Il est temps pour la Kabylie de rendre un vibrant hommage à sa Diva
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# Posté le mercredi 16 juillet 2008 16:35

Modifié le jeudi 18 juin 2009 09:48